Les entreprises du bâtiment entrevoient le bout du tunnel

Building bricks, hard hat, trowel and gloves on a white background

La reprise de l’activité se dessine très progressivement dans le bâtiment depuis la fin 2015, comme en témoigne globalement l’amélioration du côté des matériaux mis en œuvre par le secteur, notamment ceux très utilisés dans le gros-œuvre, la hausse des carnets de commandes, là encore singulièrement dans le gros-œuvre, ou l’accélération des crédits à l’investissement.

Toutefois, cette reprise n’est pas générale.
D’une part, elle concerne principalement le neuf. Plus précisément, dans un contexte de stabilisation à haut niveau de la commande locative sociale, la forte hausse des ventes de logements du secteur privé commence à faire sentir ses effets. […] A contrario, côté non résidentiel neuf, les informations […] laissent entrevoir une reprise un peu plus rapide que prévue. […] D’autre part, la reprise ne bénéfice pas à toutes les zones géographiques, même si la scission entre métropoles et reste du territoire se nuance. Au-delà de la situation particulièrement difficile des territoires d’outre-mer, qui appelle une accélération du plan signé en mars 2015, les zones moins tendues, donc moins sensibles aux évolutions de la construction neuve, restent souvent à l’écart de la reprise.

Le redressement graduel de l’activité ne permet pas encore d’amélioration de la situation de l’appareil de production. Certes, les défaillances marquent le pas dans le bâtiment et l’intérim affiche une dynamique retrouvée depuis l’automne. Mais, en termes d’emploi total, 2015 se solde par un score un peu plus mauvais qu’espéré, avec 36 100 postes de travail en moins (3 %). Quant aux prix des marchés signés par les entreprises et à leur situation de trésorerie, ils restent très en deçà de leur valeur de moyen terme.

 

Pour autant, de nombreux facteurs laissent espérer une amélioration de la situation ici aussi, au tournant 2016-2017. Le faible niveau des taux d’intérêt, la reprise sur le marché de l’ancien, pour des opérations un peu plus importantes, plaident notamment pour un renforcement progressif de l’activité. Si tel était bien le cas, ce qui implique que toute la filière (banques, assureurs-crédits, fournisseurs et entreprises) accepte de jouer le jeu de la confiance et de prendre un peu plus de risques, la croissance économique française pourrait s’en trouver « dopée ». De fait, les prévisions pour 2016 des grands instituts tablent sur une légère baisse de l’investissement des ménages. Pour sa part, la FFB table sur une franche reprise, qui relèverait alors la croissance générale du PIB de 0,2 point de pourcentage en 2016.

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